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Lundi 27 novembre 2006

l'art partagé

 

la 2éme édition se déroulera du

 

15 au 30 novembre 2008

38140 RIVES parc de l'Orgère 

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Lundi 27 novembre 2006

l'art différencié

du vendredi 30 mars au dimanche 29 avril 07

s'est déroulé au

MOULIN des ACACIAS

38 Le FONTANIL (sortie A48 St EGREVE)

70 oeuvres de Alexis Lippstreu, Michel Dave, Jean-Michel Wuilbeaux, Oscar Haus, Paul Duhem, Marcel Hecquet, François Defontaine, Louis Van Baelens, Danièle Caron et Hugues Joly ont été présentées.

Le catalogue de l'exposition est disponible, renseignez-vous auprès de

oeil'art

360A, route de Bois Vert  38140 RIVES 

Ou par téléphone Jean-Louis Faravel 06 67 01 13 58

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Vendredi 13 octobre 2006


l'art partagé

Clic !



 
suite au succès remporté en 2006
 
La nouvelle édition aura lieu en novembre 2008
De nouveaux artistes de renommée internationale ont déjà donné leur accord. Nous vous informerons très rapidement.

 

 
 
 
Parc de l’Orgère.
38140  Rives
(Entre Lyon et Grenoble  autoroute
  A48, sortie 9, Rives)
 




 
 

Les artistes ayant participé en 2006 :
 
 

 

Gustave Cahoreau
Peter Cäsar
André Chichignoud 
Un collectif d'artistes de l'IME Henri Daudignon de Grenoble et de l'IME les Nivéoles de Voiron
Paul Duhem 
Faravel
Roger Ferrara
Fiama Fossi
Carole Fromenty-Vuagnat
Claude Fromenty
 Thomas Hauser
Robert Ibanez
Jaber
Rémy Jammes
Patrick Jannin
Hugues Joly 
Alain Lacoste
Abdellaziz Ladhari
Martine Lamy
Andréa Leierseder
Bernard le Nen
Joël Lorand
Gilles Manero
Philippe Mariage
Mariette
Matemma
Henri Mignard
Adam Nidzgorski
Marilena Pelosi 
Nicole Pessin
Uschi Pomp 
Evelyne Postic  
Jean Rosset
Jacques Rouby
Chantal Roux
Ruzenna 
Ody Saban

Jean-Louis Salvadori
Faranak Schindler
Thomas Schlimm  
Frankline Thyrard
 
 
 
 
 
 
                                           Le programme 2006
 

Vendredi 17 novembre

14 H 30 ouverture
19 heures
vernissage
19 h 30  spectacle
  percussions, danses africaines
par IME Henri Daudignon

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Mercredi 22 novembre

L'IME Henry Daudignon  a présenté un spectacle de cirque et percussions , danses africaines
14 h 30 atelier de pratique des arts du cirque
15 h 15  atelier danses percussions africaines

~~~~~~~

Vendredi 24 novembre a eu lieu


UNE CONFERENCE AVEC UNE FORTE PRESENCE DE VISITEURS

 "Art brut, Art singulier, Arts différenciés, etc ?
De quoi s'agit-il et comment s'y reconnaître"
animée par Alain Bouillet

 La conférence a été suivie d'un cocktail qui s'est terminé très tard avec de très nombreuses questions qui ont été posées à Alain Bouillet

~~~~~~~



L'exposition était ouverte au public
 tous les jours de 14 h 30 à 19 heures
(les vendredis 17 et 24 jusqu'à 22 heures.)



 
 
 
 
 
 
 

"l’art partagé "

a été organisé par  l'association "oeil'art"
 présidée par J-L-Faravel

et le soutien de


avec le partenariat du


Vous pouvez vous procurer le catalogue de l'exposition auprès de Jean-Louis FARAVEL 

en appelant le 06.67.01.13.58
 ou
 oeil-art@wanadoo.fr

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Jeudi 12 octobre 2006




gustave  cahoreau








Né le 16 août 1929 en Mayenne,
fils d’ouvrier agricole, aîné de sept enfants
.











A l’age de 10 mois, il est atteint par la méningite. Très court passage à l’école communale dont il ne garde aucun souvenir... si ce n’est en dessin : «j’étais champion ! « Il a 10 ans lorsque la seconde guerre mondiale éclate, événement qui le marquera profondément. Dès l’age de 13 ans il est placé comme domestique dans les fermes de la région : emploi qu’il occupera jusqu’a sa retraite.






En 1963 son père meurt accidentellement «...broyé sous une charrette de foin.» C’est à cette période qu’il commence à ramasser des pierres, des racines, aux formes étranges qu’il sculpte. «Quand mon patron a vu ça, y m’a tapé....J’ai pleuré.»

En 1965, il tombe, enfin, chez un «bon patron». L’instituteur du village lui offre un livre sur l’Art Nègre. C’est le début de sa grande production de totems, profils de femmes Africaines, etc. sculptés dans du bois de récupération et qu’il transporte ensuite sur son vélo, le dimanche, pour les distribuer aux gens de son village.

Au printemps 1986, Madeleine LOMMEL et Michel NEDJAR découvrent son travail. Des oeuvres entrent dans la collection de l’ARACINE.

Depuis octobre 1998, il vit dans une maison de retraite en Mayenne. Il participe à la vaisselle et consacre, ensuite, ses matinées au dessin (dans sa chambre). Ses après-midi sont réservés à la sculpture (dans le bûcher de l’établissement) 

Michel Leroux

 

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peter cäsar






L’œuvre de Peter Cäsar se distingue par sa polyvalence. Outre le grand nombre de blocs de dessins, impressions graphiques, images à la tempera ou à la peinture à l’eau et les peintures acryliques grand format, on y trouve aussi des peintures pastel à l’huile, dont le nombre est prépondérant.

La couleur y est appliquée par petites unités de surface juxtaposées, puis superposées, de telle sorte qu’elles se densifient de plus en plus dans la surface, laissant apparaître les détails d’un motif. Peter Cäsar a développé ce procédé de réalisation – quasiment en pointillé – d’année en année avec des crayons pastel et l’applique aujourd’hui à toutes les autres techniques. Ainsi, ses œuvres ne nécessitent pas de contours définis, consistant principalement en unités de couleur et de surface dont les délimitations et superpositions engendrent tout naturellement les contours des motifs. C’est entre 2002 et 2005 que Cäsar a développé et perfectionné cette particularité stylistique au charme esthétique extrême, même pour la gravure à la pointe sèche. Les œuvres réalisées dans cette technique, au nombre de près de cent, donnent à l’impression graphique un caractère tout à fait particulier, très mouvementé et direct. 

 



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andré chichignoud









La vie est un songe





La vie jaillit des tableaux d’André Chichignoud, telle une nouvelle dramaturgie, donnant sur une scène stupéfiante il est un oiseleur. Il n’emprisonne pas les oiseaux. Il s’agit d’un nouveau genre d’oiseleur. André libère les personnages, libère les images, les couleurs, les formes… et tout s’envole, dans un mystérieux mouvement des matières. Il ouvre les cages où étaient enfermés ses songes qui se répandent sur la toile ou sur le bois. Perché sur la branche d’une portée délirante, André nous chante toutes les notes d’un arpège sans fin. Comme tous les oiseaux rares, il nous invite à célébrer sa palette zoomorphe, sans laquelle écureuils, oiseaux, biches et autres êtres vivants ne viendraient pas au monde dans un vacarme coloré. Sur la scène l’oiseleur évolue au rythme des clipotis et clipotacs des becs, des gueules, des pattes, des bras en éventails et des corps harmonieusement disloqués. André établit une chaleureuse fraternité avec ses personnages : il les regarde, les écoute, comprends leurs cris, leurs espoirs et leur devenir. Inexorablement, irrévocablement, ses pinceaux ouvrent les rideaux d’une scène ou le « regardeur » est finalement le protagoniste témoin. André CHICHIGNOUD fait de la peinture un songe. Et nous rêvons avec lui.                                                   

Alberto Cuadros



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paul duhem


 





Quand elles habillent tout un pan de mur, les peintures de Paul Duhem, à travers quelques différences de formats, présentent une unité intangible à laquelle les variations de couleurs ne portent aucune atteinte. Ce sont, dans le commissariat d’une autre planète, autant de fiches anthropomorphiques d’une multitude d’individus, à priori en tous points semblables, comme il arrive généralement à notre regard de globaliser les espèces étrangères sans retenir les nuances qui en caractérisent les sujets. Pourtant les visages que nous donne à voir Paul Duhem, comportent bien des nuances, identifiables par un oeil exercé. A partir d’une image type, le peintre en distribue les éléments à sa guise, sans tenir compte de paramètres précis, à part quelques constantes comme la posture en buste, de face, aux épaules tronquées sur les côtés. L’essentiel du travail de Paul Duhem ne se situe pas dans quelque attitude qui serait prise sur le vif mais il met au contraire en scène des personnages d’une raideur hiératique, monolithique, faisant penser au faux immobilisme des images cinématographiques dont la succession rapide imite le mouvement. Ainsi, les peintures de Paul Duhem restituent cette impression complexe d’une vie contenue, prête à exploser et dont l’artiste garde la pleine maîtrise. Quand aux couleurs, toujours justes, parfaitement en place, avec une science innée consommée, on peut supposer qu’à l’instar d’Aloïse, Paul Duhem les prend comme elles viennent, sans se soucier qu’elles entrent dans un schéma chromatique dont il ignore les principes et faisant principalement confiance à son talent pour les voir cohabiter et se stimuler l’une l’autre en donnant à l’ensemble le spectacle évident d’une grande cohérence......

Gérard Sendrey Conservateur du Musée de la « Création Franche » à Bègles.



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IME henry daudignon










Pendant une quinzaine d'années, dans l'atelier peinture de l'IME Henri Daudignon, ils ont  déposé  les traces de leur sensibilité, de leurs émotions, de leur vitalité.
Ils ont laissé dans la matière et la couleur l’empreinte de leur force expressive. Elle est proche de l'enfance par la spontanéité des traits et la liberté d’associer la couleur.

Mais c’est surtout  une expression brute hors des codes et des conventions…
Certains plus que d’autres ont révélé et découvert l’aube d’un talent …

Et puis ils sont partis, les uns après les autres vers le monde des adultes handicapés mentaux, laissant derrière eux cet espace intérieur un instant ouvert…





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Mercredi 11 octobre 2006


faravel









La peinture de Marie-Jeanne FARAVEL renouvelle une émotion humaine attachée à des contenus ancrés dans un langage au pouvoir onirique. Elle porte en elle la continuité de la vie. Il existe en effet dans les œuvres de cette artiste, une humanité qui ordonne la pensée. Peindre est pour elle un acte rituélique. Le geste, qui prend possession de l’espace, créé des mondes nouveaux et entraîne le regard dans un dédale de formes douces. Une signalétique se développe, avec un aspect énigmatique qui séduit. Toile, métal et papier deviennent alors des espaces scéniques, sur lesquels s’étalent en relief des formes émergentes qui font marcher l’imaginaire : formes hybrides ébauchées en état d’enfantement, sujets imbriqués dans une dépendance acceptée de couleurs, fœtus tête-bêche immergés dans le ventre de la peinture… Mais rien ni personne n’est enfermé. Jamais. Il existe toujours une échappée possible. En cela, les tableaux de Marie-Jeanne FARAVEL sont des  promesses de bonheur.

Dominique Darties





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roger ferrara








On se promène aussi à travers cette œuvre dans d’étranges jardins, ou les plantes, les fleurs, les oiseaux, les poissons et autres animaux participent à une fête aimable et feutrée. Tous les acteurs vont et viennent, doucement en glissant sans jamais empiéter sur le territoire de l’autre. Au sujet de cet artiste, André Gense écrit : « la profondeur de son œuvre, il sait la trouver dans l’univers, celui qui nous parle de l’absolu : et non pas dans son petit moi individuel. Le mouvement perpétuel d’un univers en voyage qui garde en mémoire les joies dérisoires et les amours nouvelles. Pantins, amuseurs, farceurs, docteurs de lois infantiles. Figés dans le sablier du temps, un cordon ombilical les relie au plein d’un songe de fêtes passées et à venir. Il reste l’empreinte calquée dans le support, mémoire d’un jour d’éternité ».





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fiamma fossi







Expression



Les peintures de Fiamma FOSSI aux couleurs contrastées, à l’atmosphère étrange mais pas lugubre lui sont inspirées par des situations de son existence ou de la vie des proches.

L’inventivité, la richesse des éléments graphiques et colorés
s’associent à un grand équilibre de la composition ; aussi a-t-on le sentiment de l’alliance d’un art authentiquement singulier (des scènes évoquent souvent une vision onirique alors qu’elles naissent spontanément de sa main) à une structuration de l’œuvre qu’on pourrait qualifier de classique qui par son caractère achever donne beaucoup d’intérêt plastique à son travail.

René Porte. Psychiatre.





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claude fromenty







Chez cette singulière artiste d’aujourd’hui, sans cesse l’on navigue de chimères fabuleuses à la réalité…petits cochons et méchants loups…, un aller retour toujours possible du côté de l’enfance, une bouffée d’oxygène. Ces rêves proviennent de la matière elle-même, formes, couleurs, harmonies joyeuses, joueuses. En une extrême liberté…

Chez elle, l’invention domine : spontanée, atypique, Claude Fromenty, âme tendre, chaleureuse, crée des figures fort sympathiques, festives, gaies ; des êtres délicieux, rayonnants, ayant tous une résonance en chaque spectateur : des personnages enchanteurs. Cette fée, soudain ; d’un coup de baguette… de ses doigts magiques parvient à éveiller.

Anne Poiré



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carole fromenty-vuagnat









Chaque toile de Carole Fromenty-Vuagnat est un instantané de vie, comme pour raconter la multiplicité d’un instant. Chacune des parties qui la compose semble raconter sa propre histoire et ainsi de suite jusqu’au plus petit élément encore lisible. Une mise en abyme de la sagesse et de la folie (douce ?), du rire à la grimace . Une parfaite maîtrise de la composition y autorise toutes les fantaisies – on peut y voir voler les vaches et paître les oiseaux – mais, peut-être pas aussi imaginaires qu’elles paraissent : à toile ou à poil, on peut y reconnaître son voisin.

 J-M. Lemaire



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 thomas hauser









Les images de Hauser se développent  lentement, avec une extrême précaution. Elles consistent dans le fond exclusivement en une répétition de formes carrées avec variations, traversant un champ d’image préalablement limité. Ces éléments géométriques répétés s’affrontent, dans un rapport dynamique diversifié, entre eux et face à la surface du tableau. Ils semblent se déplacer, s’efforcer tantôt de s’éloigner, tantôt de « nager » à la rencontre les uns des autres. Ils semblent juste venir de surgir du fond de l’œuvre ou disparaître dans ses profondeurs. Cette dynamique est difficile à fixer, elle captive et enchante ainsi la vue de l’observateur, s’il se laisse prendre au jeu mystique qui s’épanouit devant un arrière-plan changeant  à dominance monochrome.  

La répétition avec variations d’une seule forme de base dans les peintures de Hauser et leur dynamique quasiment immobile ne vise pas un contenu figuratif. Elle apparaît au contraire comme l’équivalent figuratif d’un phénomène abstrait : Le temps. – D’une part, le temps, cette lenteur manifeste dans laquelle les formes se sont inscrites, mais aussi parallèlement le temps que l’œuvre impose à l’observateur pour découvrir peu à peu les relations entre les éléments de l’image – en y promenant son regard.        



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robert ibanez









Depuis plus de 45 ans, Robert Ibanez vit la même passion de la matière inerte. De la ferraille, il fait une œuvre d’art, tous les sujets d’actualité sont représentés par une sculpture de la prise d’otages à Tchernobyl en passant par Sarajevo avec ses massacres d’enfants. Toutes les scènes de vie sont représentées, le tour de France avec le vainqueur du grand prix de la montagne Richard Virenque, les jeux paralympiques, le motard sur une splendide moto, Paris Roubaix avec son pavé dans la roue, le jardinage… Les dinosaures, le vautour, l’aigle, la chenille, l’araignée, Titi et Gros minet…… Tous les anciens outils de jardin, de mécanique ou pièces usagées ont une nouvelle destination et reprennent vie avec Robert Ibanez.






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Mercredi 11 octobre 2006


jaber











En 1958, il travaille comme boulanger à Marseille, dès qu’il avait une pause il dessinait par terre au charbon de bois et faisait cuire la pâte à pain en forme d’oiseaux de poissons ou de fleurs. Deux ans plus tard il parti à Paris et quelques années plus tard  séjourna en Amérique ou il obtenait en 1971 le 1er prix de peinture parmi 800 candidats au Plaintfield Art festival et revint à Paris.

Avec une peinture fraîche et colorée Jaber était reconnu comme l’un des derniers artistes de l’art brut par Dubuffet.
Jaber est l’exemple frappant de l’intégration. Immigré Tunisien, sans savoir lire et écrire, sans avoir jamais touché aucune aide sociale ni chômage, ni RMI, il s’en sort plus qu’honnêtement. Il souhaite cependant vivre très modestement, dans l’anonymat et la quiétude. Il n’invite que de très rares personnes à son atelier.



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rémy jammes

 

 




Colporteur d’images



Il suffit de regarder, tout ça tombe bien… de regarder il y a de quoi. Rémy Jammes, en bon colporteur d’images, sort à notre attention de sa hotte moult peintures, dessins, sculptures. Et sa besace recèle encore quelques assemblages et objets en matériaux récupérés détournés.

Trafiquant de figurations, artisan industrieux qui œuvre de tout bois, toute toile, toute couleur, tout métal, toute ferraille, Rémy offre un joyeux tohu-bohu qui nourrit et rassasie le regard, le cœur et l’esprit.

Monde imaginaire, imaginatif, bel et bien réel, foisonnant, tribu de personnages drolatiques, ribambelle d’impressions de voyages et de réflexions sur notre vaste monde beau et grinçant.

A venir voir d’un peu plus prêt au pays qu’arpente Rémy le colporteur.

 


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patrick jannin









Ipso Facto


j’ai fait de la B.D / j’ai fait dans la panique / j’ai fait des mômes / j’ai fait dans l’illustration / j’ai fait le fou / je n’ai pas fait l’armée / j’ai fait le punk / j’ai foiré pas mal de choses / j’ai fait dans le mariage / j’ai fait dans le divorce / j’ai fait de la peinture / j’ai fait dans l’amour aussi / j’ai fait dans le singulier / j’ai fait la sourde oreille / j’ai fait dans le psychédélique / et j’ai fait dans le psychologique / j’ai fait dans l’expressionnisme / j’ai fait sur les politiques / j’ai fait du bruit / j’ai fait dans la haine / j’ai fini dans la merde / et j’ai fait le contraire / j’ai fait dans la douleur / j’ai tout fait dans le désordre / je n’ai pas fait de concessions / j’ai fait dans la noirceur / j’ai fait du mal / j’ai aussi fait le con / je n’ai pas fait que ça / je n’ai pas fait de détails / j’ai fait dans l’angoisse / plus rarement dans le bonheur / mais je n’ai pas fait l’Everest



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 hugues joly







Rembrandt ? Van Eyck, Rubens… sont la nourriture d’Hugues pendant des années. Aussi, lorsqu’il commence à peindre, son objectif est de réaliser une madone de Van Eyck. Plutôt de lui ouvrir les portes, ces référents l’ont bloqué. Bien sûr, le résultat est décevant au moins pour 2 raisons : par son manque de technique et par la différence du vécu. Hugues, très croyant, désire témoigner de son expérience chrétienne, mais je pense qu’il ne peut le faire comme Van Eyck.

Son témoignage doit être celui d’un chrétien du 21ème siècle. Nos conversations sur la peinture, sur l’histoire, sur  la société, sur le catholicisme lui ont permis peu à peu de trouver son chemin et d’interpréter la dernière cène, la crucifixion… à sa manière. Très sensible au corps féminin, il a bientôt intégré dans ses représentations religieuses des corps de mannequins. Pouvait-il le faire ? Etait-il en état de péché ? Hugues traverse de longues périodes de doute où il ne peut prendre le pinceau. Dépasser ses doutes, assumer ses convictions, voilà le combat qu’il mène quotidiennement.

Bruno Gérard



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alain lacoste








Solitude colorée, impétueuse quiétude, Alain Lacoste, Alain le tendre et l’énigmatique, l’œil plissé d’ironie et de désillusion, voile la lumière pour donner vie à ses créatures et animaux fabuleux dans la pénombre de son atelier.

La constante de sa vie est « la gribouille », la récupération de vieux « trucs ». Des silex de la plage d’Etretat naissent des compositions lacostiennes denses, poétiques et d’une incomparable liberté.

« Il suffit qu’un caillou me fasse la tête et que ça redémarre » dit-il.

Nadine Servant

Alain Lacoste : « Une tâche, ça se respecte »






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abdellaziz ladhari












Travaillant au feeling, suivant l’inspiration spontanée tirée de son expérience de la vie, Ladhari est réfractaire aux académies des beaux arts, auxquelles il a tenté en vain de s’intégrer. « je ne sais pas dessiner » dit-il sans aucune gêne pour bien situer sa démarche par rapport aux savoirs appris. Ce qui ne l’empêche pas de construire sans efforts de belles toiles aux tons savamment étouffés, ou il raconte ses rêves ou diverses anecdotes en petites saynètes cloisonnées comme sur les retables du Moyen Age. Depuis quelque temps, les visages, profils ou personnages de Ladhari, cousins modestes de ceux de Dubuffet, qu’ils n’ont pourtant jamais rencontrés, prolifèrent également sur les pierres de sa voisine d’en face, la montagne de Montserrat, que ce peintre poète admire tous les jours des fenêtres de sa maison.





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martine lamy










Hybrides et homoncules de l’atomisation


En voici un, puis deux, puis trois, sortis comme qui dirait, de la cuisse de Jupiter ou de ce qui lui en tient lieu. Une peuplade de créatures damnée des dieux, trop humaine ou pas assez, surgit en catimini derrière mon dos, pullule sous mes doigts. Il en pleut bientôt des dizaines. Du sperme et du sang en sont les souches premières. Certains alchimistes en auraient fabriqués puis enclos dans des bocaux de verre remplis de formol… Qui sait ? Après des débuts timides, j’entre bientôt en terra incognita. Je me retrouve en plein milieu d’une abominable Tentation de Saint Antoine. N’aurais-je pas franchi les portes d’un territoire maudit ? S’agit-il d’une humanité parallèle à la nôtre ou encore de la préfiguration de l’évolution humaine ? J’en arrive bientôt  aux « Hybrides de l’atomisation » : créatures mi-humaines mi-animales ou mi-humaines mi-végétales. Comme une sorte de bestiaire égyptien revisité, à cela près que ces créatures à demi humaines n’ont rien de divin, mais semblent subir des mutations dues à un ingrédient… d’origine atomique. Les végétaux sont gigantesques. Les insectes, démesurés et particulièrement voraces. Les homoncules, tout du moins ce qu’il en reste, objets d’attaques venant de monstres eux aussi mutants. Ils s’observent, se pourchassent les uns les autres. Se fuient, s’entredévorent avec délectation, semblent rattrapés par leurs propres mutations. Les « langueux » font alors leur apparition, extirpant et déroulant de leurs bouches d’épaisses langues spiralées pour capturer leur proie. Suivent les « dévorations », les « édentés », les « denteux », les « volants » puis les « copulateurs ».  Sans commentaire. Juste un titre et une datation qui à eux seuls en disent long. Tout au moins su