l'art partagé
la 2éme édition se déroulera du
15 au 30 novembre 2008
38140 RIVES parc de l'Orgère
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l'art partagé
la 2éme édition se déroulera du
15 au 30 novembre 2008
38140 RIVES parc de l'Orgère
l'art différencié
du vendredi 30 mars au dimanche 29 avril 07
s'est déroulé au
MOULIN des ACACIAS
38 Le FONTANIL (sortie A48 St EGREVE)
70 oeuvres de Alexis Lippstreu, Michel Dave, Jean-Michel Wuilbeaux, Oscar Haus, Paul Duhem, Marcel Hecquet, François Defontaine, Louis Van Baelens, Danièle Caron et Hugues Joly ont été présentées.
Le catalogue de l'exposition est disponible, renseignez-vous auprès de
oeil'art
360A, route de Bois Vert 38140 RIVES
Ou par téléphone Jean-Louis Faravel 06 67 01 13 58
Vendredi 17 novembre
14 H 30 ouverture
19 heures vernissage
19 h 30 spectacle percussions, danses africaines
par IME Henri Daudignon
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Mercredi 22 novembre
L'IME Henry Daudignon a présenté un spectacle de cirque et percussions , danses africaines
14 h 30 atelier de pratique des arts du cirque
15 h 15 atelier danses percussions africaines
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"l’art partagé "
a été organisé par l'association "oeil'art"
présidée par J-L-Faravel
et le soutien de
avec le partenariat du
En 1963 son père meurt accidentellement «...broyé sous une charrette de foin.» C’est à cette période qu’il commence à ramasser des pierres, des racines, aux formes étranges qu’il sculpte. «Quand mon patron a vu ça, y m’a tapé....J’ai pleuré.»
En 1965, il tombe, enfin, chez un «bon patron». L’instituteur du village lui offre un livre sur l’Art Nègre. C’est le début de sa grande production de totems, profils de femmes Africaines, etc. sculptés dans du bois de récupération et qu’il transporte ensuite sur son vélo, le dimanche, pour les distribuer aux gens de son village.
Au printemps 1986, Madeleine LOMMEL et Michel NEDJAR découvrent son travail. Des oeuvres entrent dans la collection de l’ARACINE.
Depuis octobre 1998, il vit dans une maison de retraite en Mayenne. Il participe à la vaisselle et consacre, ensuite, ses matinées au dessin (dans sa chambre). Ses après-midi sont réservés à la sculpture (dans le bûcher de l’établissement)
Michel Leroux
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peter cäsar
L’œuvre de Peter Cäsar se distingue par sa polyvalence. Outre le grand nombre de blocs de dessins, impressions graphiques, images à la tempera ou à la peinture à l’eau et les peintures acryliques grand format, on y trouve aussi des peintures pastel à l’huile, dont le nombre est prépondérant.
La couleur y est appliquée par petites unités de surface juxtaposées, puis superposées, de telle sorte qu’elles se densifient de plus en plus dans la surface, laissant apparaître les détails d’un motif. Peter Cäsar a développé ce procédé de réalisation – quasiment en pointillé – d’année en année avec des crayons pastel et l’applique aujourd’hui à toutes les autres techniques. Ainsi, ses œuvres ne nécessitent pas de contours définis, consistant principalement en unités de couleur et de surface dont les délimitations et superpositions engendrent tout naturellement les contours des motifs. C’est entre 2002 et 2005 que Cäsar a développé et perfectionné cette particularité stylistique au charme esthétique extrême, même pour la gravure à la pointe sèche. Les œuvres réalisées dans cette technique, au nombre de près de cent, donnent à l’impression graphique un caractère tout à fait particulier, très mouvementé et direct.
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andré chichignoud
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paul duhem
Quand elles habillent tout un pan de mur, les peintures de Paul Duhem, à travers quelques
Pendant une quinzaine d'années, dans l'atelier peinture de l'IME Henri Daudignon,
Mais c’est surtout une expression brute hors des codes et des conventions…
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roger ferrara
L’inventivité, la richesse des éléments graphiques et colorés
s’associent à un grand équilibre de la composition ; aussi a-t-on le sentiment de l’alliance d’un art authentiquement singulier (des scènes évoquent souvent une vision onirique alors qu’elles naissent spontanément de sa main) à une structuration de l’œuvre qu’on pourrait qualifier de classique qui par son caractère achever donne beaucoup d’intérêt plastique à son travail.
Chez elle, l’invention domine : spontanée, atypique, Claude Fromenty, âme tendre, chaleureuse, crée des figures fort sympathiques, festives, gaies ; des êtres délicieux, rayonnants, ayant tous une résonance en chaque spectateur : des personnages enchanteurs. Cette fée, soudain ; d’un coup de baguette… de ses doigts magiques parvient à éveiller.
Anne Poiré
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carole fromenty-vuagnat
Chaque toile de Carole Fromenty-Vuagnat est un instantané de vie, comme pour raconter la multiplicité d’un instant. Chacune des parties qui la compose semble raconter sa propre histoire et ainsi de suite jusqu’au plus petit élément encore lisible. Une mise en abyme de la sagesse et de la folie (douce ?), du rire à la grimace . Une parfaite maîtrise de la composition y autorise toutes les fantaisies – on peut y voir voler les vaches et paître les oiseaux – mais, peut-être pas aussi imaginaires qu’elles paraissent : à toile ou à poil, on peut y reconnaître son voisin.
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thomas hauser
La répétition avec variations d’une seule forme de base dans les peintures de Hauser et leur dynamique quasiment immobile ne vise pas un contenu figuratif. Elle apparaît au contraire comme l’équivalent figuratif d’un phénomène abstrait : Le temps. – D’une part, le temps, cette lenteur manifeste dans laquelle les formes se sont inscrites, mais aussi parallèlement le temps que l’œuvre impose à l’observateur pour découvrir peu à peu les relations entre les éléments de l’image – en y promenant son regard.
Depuis plus de 45 ans, Robert Ibanez vit la même passion de la matière inerte. De la ferraille, il fait une œuvre d’art, tous les sujets d’actualité sont représentés par une sculpture de la prise d’otages à Tchernobyl en passant par Sarajevo avec ses massacres d’enfants. Toutes les scènes de vie sont représentées, le tour de France avec le vainqueur du grand prix de la montagne Richard Virenque, les jeux paralympiques, le motard sur une splendide moto, Paris Roubaix avec son pavé dans la roue, le jardinage… Les dinosaures, le vautour, l’aigle, la chenille, l’araignée, Titi et Gros minet…… Tous les anciens outils de jardin, de mécanique ou pièces usagées ont une nouvelle destination et reprennent vie avec Robert Ibanez.
Avec une peinture fraîche et colorée Jaber était reconnu comme l’un des derniers artistes de l’art brut par Dubuffet.
Jaber est l’exemple frappant de l’intégration. Immigré Tunisien, sans savoir lire et écrire, sans avoir jamais touché aucune aide sociale ni chômage, ni RMI, il s’en sort plus qu’honnêtement. Il souhaite cependant vivre très modestement, dans l’anonymat et la quiétude. Il n’invite que de très rares personnes à son atelier.
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rémy jammes
Trafiquant de figurations, artisan industrieux qui œuvre de tout bois, toute toile, toute couleur, tout métal, toute ferraille, Rémy offre un joyeux tohu-bohu qui nourrit et rassasie le regard, le cœur et l’esprit.
Monde imaginaire, imaginatif, bel et bien réel, foisonnant, tribu de personnages drolatiques, ribambelle d’impressions de voyages et de réflexions sur notre vaste monde beau et grinçant.
A venir voir d’un peu plus prêt au pays qu’arpente Rémy le colporteur.
Bruno Gérard
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alain lacoste
La constante de sa vie est « la gribouille », la récupération de vieux « trucs ». Des silex de la plage d’Etretat naissent des compositions lacostiennes denses, poétiques et d’une incomparable liberté.
« Il suffit qu’un caillou me fasse la tête et que ça redémarre » dit-il.
Nadine Servant
En voici un, puis deux, puis trois, sortis comme qui dirait, de la cuisse de Jupiter ou de ce qui lui en tient lieu. Une peuplade de créatures damnée des dieux, trop humaine ou pas assez, surgit en catimini derrière mon dos, pullule sous mes doigts. Il en pleut bientôt des dizaines. Du sperme et du sang en sont les souches premières. Certains alchimistes en auraient fabriqués puis enclos dans des bocaux de verre remplis de formol… Qui sait ? Après des débuts timides, j’entre bientôt en terra incognita. Je me retrouve en plein milieu d’une abominable Tentation de Saint Antoine. N’aurais-je pas franchi les portes d’un territoire maudit ? S’agit-il d’une humanité parallèle à la nôtre ou encore de la préfiguration de l’évolution humaine ? J’en arrive bientôt aux « Hybrides de l’atomisation » : créatures mi-humaines mi-animales ou mi-humaines mi-végétales. Comme une sorte de bestiaire égyptien revisité, à cela près que ces créatures à demi humaines n’ont rien de divin, mais semblent subir des mutations dues à un ingrédient… d’origine atomique. Les végétaux sont gigantesques. Les insectes, démesurés et particulièrement voraces. Les homoncules, tout du moins ce qu’il en reste, objets d’attaques venant de monstres eux aussi mutants. Ils s’observent, se pourchassent les uns les autres. Se fuient, s’entredévorent avec délectation, semblent rattrapés par leurs propres mutations. Les « langueux » font alors leur apparition, extirpant et déroulant de leurs bouches d’épaisses langues spiralées pour capturer leur proie. Suivent les « dévorations », les « édentés », les « denteux », les « volants » puis les « copulateurs ». Sans commentaire. Juste un titre et une datation qui à eux seuls en disent long. Tout au moins suffisamment. Je me fais l’effet d’un naturaliste recensant et classant méticuleusement de bien curieuses espèces couchées sur des planches que je range ensuite dans le tiroir de mon buffet.
Cette série, comptant très exactement trente deux planches, commencée par des « Homoncules au marché » s’achèvera par une « Déesse aux serpents pollinisateurs » sans que je comprenne quel univers je viens de traverser. Peut-être en aurez vous une idée…
L’œuvre de Leierseder traite d’un équilibre instable entre la culture et la nature, où les hommes tout comme les animaux sont considérés comme des êtres appartenant tant au monde culturel qu’au monde naturel. Elle traite également de l’oubli de soi de ces créatures. Même les abîmes et les dangers de la vie, et les fautes commises, dont il est toujours question, sont en principe identiques chez l’homme et chez l’animal.
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Je pourrais vous dire aussi que j’ai fait des tas de boulots, pas bien payés, qui souvent faisaient mal aux mains. Que j’ai pris mon temps quand même pour autre chose que le travail, pour l’amour, les amis, pour les enfants.
Je pourrais vous dire encore que j’ai failli mourir, plusieurs fois. Au moins trois. La dernière c’était il n’y a pas longtemps. Que pour l’instant ça va. Que parfois je fais la cuisine, le ménage.
gilles manero
L’artiste au travail est consciencieux, patient et appliqué. Perfectionniste. Découpant, collant, dessinant, peignant jusqu’à ce que la vie apparaisse enfin là, sous ses yeux, dans ses mains. C’est après son travail « officiel » et rémunérateur, le soir venu, qu’il s’assoit à son bureau, pose sa pipe, se libère un petit espace dans le foisonnement des papiers, courriers en souffrance, photos, images d’artistes aimés, pots à pinceaux et à crayons qui envahissent son espace de création pour à nouveau se plonger dans son univers, nous offrant les couleurs du passé, un anachronisme décalé et merveilleux qui nous emporte loin sur les chemins d’un imaginaire absolu. Ne le dérangez plus.
Anne Billon
Mon choix de matériaux de récupération traduit l'inquiétude qui me saisit face aux tendances consuméristes de nos sociétés occidentales vivant assises sur leurs poubelles pleines. L'utilisation de mannequins et de poupons s'inscrit dans une autre de mes préoccupations : nos sociétés de jeunesse et de loisirs sont de plus en plus tournées vers un culte de l'image parfaite du corps. Celui-ci est désincarné et imaginé en fonction d'une vision purement idéale, sans rapport avec la réalité et la diversité du genre humain.
Ainsi sont-ils harmonieusement proportionnés, faiblement ou pas du tout sexués, jamais frappés de tares ou de handicaps… Ces objets ne sont qu'une improbable vision fantasmée, la négation même, des êtres humains que certains prétendent y voir. En les mettant en scène dans de tout aussi improbables souffrances physiques, j'offre au spectateur un miroir qui lui renvoie l'image légèrement décalée des fantasmes habitant notre univers mental.
J’ai commencée à créer dès mon plus jeune age, dans l’atelier de mon père ou je peignais avec une très grande liberté. J’ai pris ensuite mon envol dans mon propre atelier.
Ma création m’engage dans ma plus profonde intimité, j’aime mon quotidien, ses joies, ses peines, ses rîtes, ses croyances, ses doutes, ses certitudes, ses guerres, donc ses drames et ses réconciliations.
Je ne comprends pas l’informel, j’ai besoin de me rattacher à ce que je vois dans ma tête ou que je crois voir pour projeter une image même si elle est dérangeante
Mariette
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matemma
Peintre autodidacte, ma production de dessins et peintures commence de façon significative en 2002 suite à un événement particulier. A cette date ma capacité de peindre arrive à temps et c’est comme un p’tit arrangement avec la vie, je vais me mettre à peindre et à dessiner intensément. Hors des académismes et des apprentissages artistiques, mes créations sont issues d’un ressenti du quotidien car imprégnée d’images et de couleurs, j’aime me contenir dans l’univers pictural.
Inspirée par mes rêves d’Afrique, là ou l’encre s’épanche, dense, où la multitude côtoie la solitude des différences, je suis constamment appliquée et impliquée à retranscrire ce qui me vient du monde de l’intérieur, au puits de mes états d’âme, je puise sans cesse tout au fond le flux des émotions sans que ne se tarisse ce qui me semble être la source inépuisable de la sensibilité.
Matemma
Dessinateur d’humour, bédéiste, nouvelliste, professeur de dessin et peintre. Une technique parfaitement maîtrisée et des idées à rendre jaloux bien des professionnels. Hélas ne persévère pas, se tourne vers la peinture. Son imagination féconde, son rire grinçant, sa vision en noir et blanc, un peu morbide du monde, sont exprimés à l’aide d’une plume qui fouille, avec la minutie désespérante d’un scalpel, des êtres globuleux, difformes, rongés par la lèpre de l’ennui, de la liberté, de la bêtise, réduits à l’état de larves.
J.M. Fauquet
Son œuvre, à son image, traduit une grande force contenue. La présence d’un solide tempérament, chargé de détermination. Un potentiel physique dominé par la spiritualité et volontairement tourné vers une recherche de sérénité faisant de ce créateur un cas d’espèce dans un univers ou d’autres, beaucoup trop nombreux, roulent avantageusement les mécanismes et parcourent le ventre en avant les salles ou s’affichent leurs piètres exploit(s…) Adam Nidzgorski compte au nombre de ces créateurs imprévisibles qui offrent à voir l’invisible, les images jaillissant de l’inconnu, dépaysantes, dérangeantes souvent et par lesquelles il faut vouloir se laisser apprivoiser pour entrer dans le je. Dans le je. Le sien, le vôtre, le nôtre… Les personnages mis en page par Adam Nidzgorski sont souvent surpris en attente des réactions qu’ils s’emploient à provoquer. Ils nous rappellent à nos propres responsabilités, quoi que nous en pensions dans la marche du temps. Mine de rien et sans gesticulations bruyantes, les créateurs de cette sorte sont des novateurs, modestement mais profondément porteurs d’espoir. Leur rencontre se mérite.
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marilena pélosi
De ses origines brésiliennes on n’aperçoit que la chaleur brûlante des émotions qu’elle véhicule en traversant les frontières du rationnel relatif. On perçoit, dans ses productions créatrices l’effervescence folle des soleils allumés dans le secret de rêves décervelés qu’elle se donne à voir pour découvrir son être en bascule incessante entre la chair écartelée et la douceur de caresses automnales. Une violence qui feint de se contenir détruit les gestes primaires indéfiniment répétés d’un amour ébloui meurtri de réalité décevante. L’œuvre de Mariléna Pélosi, à peine humaine au sens commun du terme, avale et déglutit les colorations catégorielles qui vont du blanc au noir, du bien au mal, du vivant à l’impossible. Elle est celle qui mène cette danse fantasmatique de langues et de sexes mélangés concourant à l’élévation d’un mythe hors tout qui symbolise la recherche ardente d’une signification ancestrale ment enracinée des gestes animaux transcendés par le mal-être. Elle est, que c’est simple, tout bien considéré !..... Mariléna Pelosi
Gérard Sendrey
nicole pessin
Uschi a remporté le 1er prix EUWARD en 2002, prix artistique européen de la peinture et de l’art graphique réalisé par des artistes handicapés mentaux.
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evelyne postic
Dans chaque toile ou dessin, je m’amuse et me moque avec tendresse de notre monde. J’ai été adoptée, il y a quelques années, après mon exposition chez Cerès Franco à Paris, par la famille de l’art singulier, art visionnaire, coloré et hors les normes.
Evelyne Postic
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S’il tient toujours compte de la courbe des fibres ou de l’excroissance d’une nodosité, ses personnages, figures géantes, totémiques, animées de cette expression intense qui le fascine, n’appartiennent maintenant qu’à lui. De ces bouches immenses ouvertes sur leur cri, il a su même entendre la voix, et la leur rendre en auscultant les larges entailles de leur chevelure, tambour multiple qui résonne des sourds battements de la nature et de la forêt.
Claude Maffre
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jacques rouby
Né en 1953, Jacques Rouby peint depuis plus d’une vingtaine d’année. Après une première exposition au casino de Saint-Céré, qui lui valut les éloges de la presse et de la critique, il s’exile à Paris, choisissant de ne vivre désormais que de son art. Caricaturiste sur le Parvis « Beaubourg », devant le Centre Georges Pompidou, il renonce à une vie facile pour rejoindre Collioure, où il peint sur le bord de mer.
Bientôt, cette eau le mènera à y immerger ses œuvres : des cartons, des papiers couverts de pigments, que la mer a tôt fait d’emporter. Fasciné par la richesse et la lumière des peintures qu’il retire de l’eau, il réalise dans le même temps l’éphémère de la chose, car les teintes palissent à la lumière du jour, et perdent leur brillance en séchant.
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Vertiges…
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jean-louis salvadori
« Fusionnelle proximité »
La peinture de Jean-Louis Salvadori est entièrement vouée au bonheur : bonheur de l’enfance, bonheur des cœurs purs. On devine bien qu’a son revers, il y a toutes les détresses humaines que l’artiste n’oublie pas, mais on devine également que, connaissant intimement, il ne veut avoir aucune complaisance envers elles. Sa peinture se propose donc comme antidote au marasme, à la négativité, à la maladie, au nihilisme ambiant… A contre-courant donc de cette tendance dominante qui veut que ces ingrédients soient indispensables à la « qualité » des produits artistiques. Plaisir de raconter les moments heureux de la vie des gens, petites histoires simples bien loin de la grande histoire toujours tragique, mais en immersion dans ce que l’humain a de plus positif, permanent et universel. Plaisir immédiat de pétrir et « cuisiner » les papiers, les huiles, les encres : immersion là encore hautement sensuelle dans la matière vivante. Et c’est bien cette recherche de proximité fusionnelle avec la réalité de la vie et des choses, que naît, comme chez le poète, cette mise à distance, ou ce dépassement qui fait la beauté partageable.
Pierre Souchaud, directeur du magazine Artension
faranak schindler
Mon nom est Faranak Schindler, né Hosseini à Téhéran, Iran le 11/3/1940.
Ma formation artistique était à Téhéran et Londres. Je me concentrais sur la peinture avec l’huile sur la toile. Parallèlement je travaillais lors de la production des dessins animés.
Je voudrais exprimer mes sentiments avec ma peinture. D’une part mon travail est la peinture naïve, comme les enfants jouant au village par exemple. Dans ce cas je prends en considération aucune perspective. D’autre part je travaille avec la peinture figurative avec les sujets femme et famille, parfois sérieux et parfois serein.
Cela fait plus de cinq ans que l’artiste travaille sur sa série “Images de cirque”, une série volumineuse de descriptions riches en détails et choisies avec soin sur le monde du cirque avec ses jongleurs, ses clowns et ses dresseurs. L’étendue du temps se retrouve dans la dimension des tableaux : 2 x
Frankline pratique un art vivant et crée des tableaux en volume. Support bois, carton ou métal. Technique mixte.
Parfois, l’écriture est mêlée à la création. Empreinte du temps, effet d’âge, d’usure. Elle pratique l’art postal, la poésie, des enveloppes sculptées et affranchies. Ses tableaux dérivent du théâtre, scènes populaires, nuances d’érotisme.
Le mouvement toujours présent, brin d’humour et de fausse sagesse. Depuis la nuit des temps elle préfère s’entretenir avec elle-même, se raconter des histoires, les écrire, les faire évoluer au gré de ses humeurs saisonnières, certaines que personne ne viendra lui couper la parole. Elle participe également à des expositions d’Art Sacré.
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