gustave cahoreau

Né le 16 août 1929 en Mayenne,
fils d’ouvrier agricole, aîné de sept enfants.

A l’age de 10 mois, il est atteint par la méningite. Très court passage à l’école communale dont il ne garde aucun souvenir... si ce n’est en dessin : «j’étais champion ! « Il a 10 ans lorsque la seconde guerre mondiale éclate, événement qui le marquera profondément. Dès l’age de 13 ans il est placé comme domestique dans les fermes de la région : emploi qu’il occupera jusqu’a sa retraite.

En 1963 son père meurt accidentellement «...broyé sous une charrette de foin.» C’est à cette période qu’il commence à ramasser des pierres, des racines, aux formes étranges qu’il sculpte. «Quand mon patron a vu ça, y m’a tapé....J’ai pleuré.»
En 1965, il tombe, enfin, chez un «bon patron». L’instituteur du village lui offre un livre sur l’Art Nègre. C’est le début de sa grande production de totems, profils de femmes Africaines, etc. sculptés dans du bois de récupération et qu’il transporte ensuite sur son vélo, le dimanche, pour les distribuer aux gens de son village.
Au printemps 1986, Madeleine LOMMEL et Michel NEDJAR découvrent son travail. Des oeuvres entrent dans la collection de l’ARACINE.
Depuis octobre 1998, il vit dans une maison de retraite en Mayenne. Il participe à la vaisselle et consacre, ensuite, ses matinées au dessin (dans sa chambre). Ses après-midi sont réservés à la sculpture (dans le bûcher de l’établissement)
Michel Leroux
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peter cäsar
L’œuvre de Peter Cäsar se distingue par sa polyvalence. Outre le grand nombre de blocs de dessins, impressions graphiques, images à la tempera ou à la peinture à l’eau et les peintures acryliques grand format, on y trouve aussi des peintures pastel à l’huile, dont le nombre est prépondérant.
La couleur y est appliquée par petites unités de surface juxtaposées, puis superposées, de telle sorte qu’elles se densifient de plus en plus dans la surface, laissant apparaître les détails d’un motif. Peter Cäsar a développé ce procédé de réalisation – quasiment en pointillé – d’année en année avec des crayons pastel et l’applique aujourd’hui à toutes les autres techniques. Ainsi, ses œuvres ne nécessitent pas de contours définis, consistant principalement en unités de couleur et de surface dont les délimitations et superpositions engendrent tout naturellement les contours des motifs. C’est entre 2002 et 2005 que Cäsar a développé et perfectionné cette particularité stylistique au charme esthétique extrême, même pour la gravure à la pointe sèche. Les œuvres réalisées dans cette technique, au nombre de près de cent, donnent à l’impression graphique un caractère tout à fait particulier, très mouvementé et direct.
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andré chichignoud

La vie est un songe
La vie jaillit des tableaux d’André Chichignoud, telle une nouvelle dramaturgie, donnant sur une scène stupéfiante il est un oiseleur. Il n’emprisonne pas les oiseaux. Il s’agit d’un nouveau genre d’oiseleur. André libère les personnages, libère les images, les couleurs, les formes… et tout s’envole, dans un mystérieux mouvement des matières. Il ouvre les cages où étaient enfermés ses songes qui se répandent sur la toile ou sur le bois. Perché sur la branche d’une portée délirante, André nous chante toutes les notes d’un arpège sans fin. Comme tous les oiseaux rares, il nous invite à célébrer sa palette zoomorphe, sans laquelle écureuils, oiseaux, biches et autres êtres vivants ne viendraient pas au monde dans un vacarme coloré. Sur la scène l’oiseleur évolue au rythme des clipotis et clipotacs des becs, des gueules, des pattes, des bras en éventails et des corps harmonieusement disloqués. André établit une chaleureuse fraternité avec ses personnages : il les regarde, les écoute, comprends leurs cris, leurs espoirs et leur devenir. Inexorablement, irrévocablement, ses pinceaux ouvrent les rideaux d’une scène ou le « regardeur » est finalement le protagoniste témoin. André CHICHIGNOUD fait de la peinture un songe. Et nous rêvons avec lui.
Alberto Cuadros
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paul duhem

Quand elles habillent tout un pan de mur, les peintures de Paul Duhem, à travers quelques différences de formats, présentent une unité intangible à laquelle les variations de couleurs ne portent aucune atteinte. Ce sont, dans le commissariat d’une autre planète, autant de fiches anthropomorphiques d’une multitude d’individus, à priori en tous points semblables, comme il arrive généralement à notre regard de globaliser les espèces étrangères sans retenir les nuances qui en caractérisent les sujets. Pourtant les visages que nous donne à voir Paul Duhem, comportent bien des nuances, identifiables par un oeil exercé. A partir d’une image type, le peintre en distribue les éléments à sa guise, sans tenir compte de paramètres précis, à part quelques constantes comme la posture en buste, de face, aux épaules tronquées sur les côtés. L’essentiel du travail de Paul Duhem ne se situe pas dans quelque attitude qui serait prise sur le vif mais il met au contraire en scène des personnages d’une raideur hiératique, monolithique, faisant penser au faux immobilisme des images cinématographiques dont la succession rapide imite le mouvement. Ainsi, les peintures de Paul Duhem restituent cette impression complexe d’une vie contenue, prête à exploser et dont l’artiste garde la pleine maîtrise. Quand aux couleurs, toujours justes, parfaitement en place, avec une science innée consommée, on peut supposer qu’à l’instar d’Aloïse, Paul Duhem les prend comme elles viennent, sans se soucier qu’elles entrent dans un schéma chromatique dont il ignore les principes et faisant principalement confiance à son talent pour les voir cohabiter et se stimuler l’une l’autre en donnant à l’ensemble le spectacle évident d’une grande cohérence......
Gérard Sendrey Conservateur du Musée de la « Création Franche » à Bègles.
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IME henry daudignon

Pendant une quinzaine d'années, dans l'atelier peinture de l'IME Henri Daudignon, ils ont déposé les traces de leur sensibilité, de leurs émotions, de leur vitalité.
Ils ont laissé dans la matière et la couleur l’empreinte de leur force expressive. Elle est proche de l'enfance par la spontanéité des traits et la liberté d’associer la couleur.
Mais c’est surtout une expression brute hors des codes et des conventions…
Certains plus que d’autres ont révélé et découvert l’aube d’un talent …
Et puis ils sont partis, les uns après les autres vers le monde des adultes handicapés mentaux, laissant derrière eux cet espace intérieur un instant ouvert…
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Clic !

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