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Mercredi 11 octobre 2006


jean rosset




Jean Rosset, il faut l’entendre parler de ses rendez-vous avec les arbres. Il tisse avec eux des liens patients, il les entend. Il sait pour chacune de ses sculptures de quel orme, de quel châtaignier ou de quel chêne elle est née. On peut imaginer que les outils généralement brutaux, la tronçonneuse, la hache avec lesquels il les a façonnées, ont été maniés avec une tendresse et une précision fraternelle.

S’il tient toujours compte de la courbe des fibres ou de l’excroissance d’une nodosité, ses personnages, figures géantes, totémiques, animées de cette expression intense qui le fascine, n’appartiennent maintenant qu’à lui. De ces bouches immenses ouvertes sur leur cri, il a su même entendre la voix, et la leur rendre en auscultant les larges entailles de leur chevelure, tambour multiple qui résonne des sourds battements de la nature et de la forêt.
Claude Maffre



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jacques rouby






Né en 1953, Jacques Rouby peint depuis plus d’une vingtaine d’année. Après une première exposition au casino de Saint-Céré, qui lui valut les éloges de la presse et de la critique, il s’exile à Paris, choisissant de ne vivre désormais que de son art. Caricaturiste sur le Parvis « Beaubourg », devant le Centre Georges Pompidou, il renonce à une vie facile pour rejoindre Collioure, où il peint sur le bord de mer.

Bientôt, cette eau le mènera à y immerger ses œuvres : des cartons, des papiers couverts de pigments, que la mer a tôt fait d’emporter. Fasciné par la richesse et la lumière des peintures qu’il retire de l’eau, il réalise dans le même temps l’éphémère de la chose, car les teintes palissent à la lumière du jour, et perdent leur brillance en séchant.

Jacques Rouby ne peint donc pas. Pour s’exprimer il n’use ni de pinceaux, ni de couleurs en tubes, du reste, il néglige les techniques picturales classiques et méprise l’habileté apprise, la virtuosité. C’est un expérimentateur, un marginal qui ne se souci guère de ce qui se passe ailleurs ou de ce que font ses confrères. Il est en  recherche permanente…



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chantal roux





(…) C’est une peinture qui ne se raconte pas, ne décrit pas, ne s’éloigne jamais d’elle-même pour rester toujours dans l’intimité sensible d’un vécu comme mystère permanent. Une peinture figurative certes, mais venue de l’intérieur du regard pour mieux aller au-delà de lui, transcender la représentation, s’épanouir en région de douce poésie, questionner silencieusement sa propre présence au monde.
Pierre Souchaud.  Directeur de la revue Artension.




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ruzena






Vertiges…



Face à face ultime, temps arrêté : le dessin que nous avons sous les yeux aurait pu s’appeler «Suspens » ! Que se passe-t-il là entre ces deux femmes à la chevelure somptueusement torsadée ? Quelles sont ces blessures, peu sanglantes pourtant, qu’elles portent toutes deux au bas ventre ? Qu’attendent ces anges ? Quel est ce mauvais charme qui les tient tous ensemble ? Sans doute ne le saurons-nous jamais parce que Ruzena n’aime pas parler de ses dessins, pas plus qu’elle n’aime parler d’elle, cette jeune femme au nom d’emprunt d’origine tchèque qui vit et travaille dans le Sud-ouest de la France. Elle dit juste qu’elle dessine, qu’elle remplit la feuille jusqu’à la fatigue des yeux, qui n’en peuvent plus de toutes ces lignes : lignes de tension, lignes d’émotion et lignes de fuites. Elle œuvre tout d’abord en stries fines et hachures à la faveur du Rotring, puis passe au crayonné jusqu’à ce que l’espace soit totalement saturé. Elle ne peut s’arrêter. Elle couvre toute la feuille. Elle en a besoin pour dresser le décor de cette autre scène, la sienne, celle d’un théâtre aussi cruel qu’enchanté. Aussi faut-il s’attarder un peu pour découvrir le raffinement des tortures auxquelles sont soumis les corps de certains protagonistes. C’est avec délicatesse, presque avec tendresse, que, de la pointe de son crayon, elle les pousse au supplice. Chez Ruzena, l’érotisme avance voilé, et, dans cette haute lutte entre Eros et Thanatos, la vie bruit sombrement à la surface du papier. Elle, elle dit juste qu’à travers ses dessins, elle tisse un journal très intime qu’elle seule sait interpréter.
Stéphanie Buttay




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ody saban









Ody Saban est née en 1953 à Istanboul, elle est l’incarnation parfaite du métissage culturel : juive sépharade ayant suivi l’enseignement catholique, elle est initiée à l’art par son beau-père musulman, restaurateur.

Elle étudia la restauration à Istanboul, la sculpture à Tel Aviv, la peinture à Haïfa, puis de 1977 à 1980 à l’école des beaux arts de Paris. Elle fut membre du groupe Art-Cloche fondé en 1981, qui occupa un « squat » de la rue Arcueil à Paris, groupe informel se réclamant de Dada et de Flexus. Elle vit et travaille à Paris. Son travail a été accueilli dans les collections publiques d’art brut ou outsider les plus prestigieuses comme par le Fonds National d’Art Contemporain.



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jean-louis salvadori



 



« Fusionnelle proximité »

 

La peinture de Jean-Louis Salvadori est entièrement vouée au bonheur : bonheur de l’enfance, bonheur des cœurs purs. On devine bien qu’a son revers, il y a toutes les détresses humaines que l’artiste n’oublie pas, mais on devine également que, connaissant intimement, il ne veut avoir aucune complaisance envers elles. Sa peinture se propose donc comme antidote au marasme, à la négativité, à la maladie, au nihilisme ambiant… A contre-courant donc de cette tendance dominante qui veut que ces ingrédients soient indispensables à la « qualité » des produits artistiques. Plaisir de raconter les moments heureux de la vie des gens, petites histoires simples bien loin de la grande histoire toujours tragique, mais en immersion dans ce que l’humain a de plus positif, permanent et universel. Plaisir immédiat de pétrir et « cuisiner » les papiers, les huiles, les encres : immersion là encore hautement sensuelle dans la matière vivante. Et c’est bien cette recherche de proximité fusionnelle avec la réalité de la vie et des choses, que naît, comme chez le poète, cette mise à distance, ou ce dépassement qui fait la beauté partageable.

Pierre Souchaud, directeur du magazine Artension


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faranak schindler




Mon nom est Faranak Schindler, né Hosseini à Téhéran, Iran le 11/3/1940.
Ma formation artistique était à Téhéran et Londres. Je me concentrais sur la peinture avec l’huile sur la toile. P
arallèlement je travaillais lors de la production des dessins animés.
Je voudrais exprimer mes sentiments avec ma peinture. D’une part mon travail est la peinture naïve, comme les enfants jouant au village par exemple. Dans ce cas je prends en considération aucune perspective. D’autre part je travaille avec la peinture figurative avec les sujets femme et famille, parfois sérieux et parfois serein.



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thomas schlimm






Cela fait plus de cinq ans que l’artiste travaille sur sa série “Images de cirque”, une série volumineuse de descriptions riches en détails et choisies avec soin  sur le monde du cirque avec ses jongleurs, ses clowns et ses dresseurs. L’étendue du temps se retrouve dans la dimension des tableaux : 2 x 1 mètre. Schlimm utilise toujours le même schéma artistique pour l’élaboration de son oeuvre. A l’aide d’un crayon noir, il esquisse avec précision chaque détail de son image. Les motifs en mouvement des figures choisies, les nombreux recoupements et les enchaînements des éléments donnent naissance à des compositions artistiques riches en tension qui seront achevées par une coloration de longue haleine. Au milieu de couleurs somptueuses et de formes entremêlées et foisonnantes se dessinent des fragments de formes d’images du cirque d’une clarté et symbolique étonnantes : les rayons d’un monocycle, des cils noirs, les doigts d’une main qui étreint un objet.


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frankline thyrard







Frankline pratique un art vivant et crée des tableaux en volume. Support bois, carton ou métal. Technique mixte.
Parfois, l’écriture est mêlée à la création. Empreinte du temps, effet d’âge, d’usure. Elle pratique l’art postal, la poésie, des enveloppes sculptées et affranchies. Ses tableaux dérivent du théâtre, scènes populaires, nuances d’érotisme.

Le mouvement toujours présent, brin d’humour et de fausse sagesse. Depuis la nuit des temps elle préfère s’entretenir avec elle-même, se raconter des histoires, les écrire, les faire évoluer au gré de ses humeurs saisonnières, certaines que personne ne viendra lui couper la parole. Elle participe également à des expositions d’Art Sacré.


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Par Art partagé - Publié dans : Les artistes
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